Denis Ricard – Le PDG philosophe

Président et chef de la direction
Publié le 7 novembre 2018
Depuis le 1er septembre dernier, Denis Ricard chausse de nouveaux souliers : ceux de président et chef de la direction de iA Groupe financier. Un rôle synonyme de grandes responsabilités pour celui qui est habité plus que jamais par le sens du devoir.

Le successeur d’Yvon Charest est visiblement prêt à relever de nouveaux défis au sein de la société canadienne d’assurance et de gestion du patrimoine. « Ce passage du flambeau a été savamment planifié. Yvon m’a préparé une équipe du tonnerre afin de m’épauler dans cette transition », affirme celui qui totalise 33 ans de carrière chez iA Groupe financier, son premier et unique employeur à vie.

C’est d’ailleurs ce même Yvon Charest qui l’a embauché en 1985, à sa sortie de l’Université Laval. À l’époque, le jeune et brillant actuaire – il sera chargé de cours à son alma mater de 1991 à 1993 – avait pourtant été approché par des entreprises concurrentes. De son propre aveu, Denis Ricard a atterri chez iA Groupe financier par un heureux concours de circonstances, à la faveur d’un coup de fil impromptu passé à Yvon, alors directeur de l’actuariat. « Je me souviens : je lui avais souligné qu’il était en retard dans sa campagne de recrutement universitaire annuelle, ce qui a eu pour effet de précipiter mon embauche. Sénèque a dit que "la chance est ce qui arrive quand la préparation coïncide avec l’opportunité". Le talent pur et le travail acharné ne valent rien si les planètes ne s’alignent pas pour toi », reconnaît-il.

Manifestement, l’homme est d’une grande culture. Lorsqu’il retire sa cravate, Denis Ricard lit beaucoup, « et pas juste sur le travail », précise-t-il. Véritable amant de la nature, il s’efforce d’y passer le plus de temps possible pendant ses temps libres – il connaît par cœur le lac Wapizagonke, dans le parc national de la Mauricie, la région qui l’a vu naître et grandir. Son hygiène de vie tient en outre à un copieux régime de saxophone, qu’il a étudié au Conservatoire de musique de Trois-Rivières, et de course à pied. « Courir m’aide beaucoup à diminuer mon stress. Je règle de nombreux problèmes lors de mes entraînements », explique celui qui participe régulièrement à des compétitions de 10 kilomètres.

À ses yeux, cette recherche d’équilibre est indispensable. « La fin de semaine, je n’envoie pas de courriels et je ne m’attends pas à en recevoir. Si je le faisais, ce serait incompatible avec la culture de performance de iA Groupe financier, où le succès se mesure à l’atteinte des objectifs, pas aux heures de boulot accumulées », note-t-il. Cette philosophie lui a entre autres permis d’être un père présent auprès de ses quatre enfants, aujourd’hui âgés de 26 à 33 ans. « Le temps avec ma famille a toujours été primordial. Nos enfants nous ont vus travailler fort [ma conjointe et moi]. Toutefois, ils ne nous ont jamais entendus nous plaindre. »