Transport collectif ou voiture : qu’est-ce qui coûte vraiment moins cher?

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Certains ne jurent que par la voiture, alors que d’autres préfèrent prendre l’autobus. Mais bien souvent, le choix n’est pas que budgétaire : il dépend de toute une panoplie de facteurs propres à votre situation personnelle. Mais si vous devez trancher maintenant sur la base de l’équation mathématique, voici quelques pistes de réflexion pour faire un choix éclairé.

La question n’est pas simplement de savoir si vous avez besoin d’une voiture, mais plutôt de déterminer quelle option de transport répond le mieux à vos besoins. Posséder une automobile procure une grande liberté au quotidien, mais entraîne aussi des dépenses et des responsabilités. À l’inverse, le transport collectif et les autres solutions de mobilité peuvent réduire la facture, à condition d’être réellement adaptés à votre lieu de résidence, à vos déplacements et à votre mode de vie.

Le véritable coût d’une voiture : un exemple à 12 000$ par année

Alors, combien coûte une voiture par année? Réponse courte : cher! Le plus récent rapport des perspectives du marché de Carfax Canada évalue que le prix de vente moyen d’un véhicule d’occasion se situe désormais à 31 487 $ au Canada et à 28 582 $ au Québec. Voici d’ailleurs quelques conseils pour choisir votre première voiture usagée.

Évidemment, le prix d’achat d’un véhicule n’est pas la seule variable à considérer. Le calculateur de CAA-Québec permet d’obtenir une estimation de l’ensemble des coûts qui se rapportent à l’utilisation de divers véhicules à essence, hybrides et électriques. Avant de prendre une décision, faites l’exercice!

Par exemple, le propriétaire d’un VUS urbain de l’année 2025 peut s’attendre à une facture implicite de plus de 12 000 $ pour parcourir annuellement moins de 15 000 kilomètres. Puisque la voiture est sous garantie, les frais d’entretien et de réparations sont alors malgré tout limités. Le propriétaire possède aussi déjà des pneus d’hiver. Le coût de possession peut donc se chiffrer ainsi :

Budget auto: exemples de dépenses

Coût annuel

Permis de conduire et immatriculation du véhicule

430,00$

Le paiement de la voiture: financement, 600$ par mois

7 200,00$

La dépréciation: la valeur diminue avec l’utilisation

1 531,00$

L’assurance auto: 109$ par mois, protection tous risques

1 308,00$

L’essence (dans ce cas-ci) ou le coût de la recharge électrique

1 875,00$

L’entretien et les réparations

326,00$

Total du coût de possession d’une voiture par année

12 670,00$

Et attention! Une voiture inutilisée et immobilisée longtemps peut entraîner des coûts d’entretien additionnels. D’autres frais peuvent aussi faire grimper la facture annuelle, comme le déboursé requis pour obtenir un permis de stationnement, à titre d’exemple.

Donc, pour répondre à la question « Transport collectif ou voiture : qu’est-ce qui coûte vraiment moins cher? », il faut comparer le coût de possession d’une voiture au coût annuel des solutions de remplacement disponibles.

Le coût du transport collectif : peut-être 6000 $ par famille par année

Sans voiture, les membres du ménage doivent donc marcher, pédaler ou se tourner vers le transport en commun ou la location occasionnelle d’un véhicule. L’offre publique s’est d’ailleurs améliorée dans les dernières années avec le déploiement du Réseau express métropolitain (REM et la prolongation de la ligne orange du Métro, notamment.

Chaque membre de la famille doit cependant prévoir l’achat d’un titre de transport, dont le coût varie souvent en fonction de la zone de déplacement A, B, C ou D et du mode de transport utilisé (métro, autobus, train).

Même pour une famille qui dépense 300 $ par mois en titre de transport et 200 $ en déplacements payants de tous genres, la facture annuelle n’atteint donc que 6000 $, soit moins que la moitié du coût de possession d’une seule voiture. C’est une comparaison particulièrement frappante avec l’exemple chiffré établi précédemment.

Mais attention : cette comparaison n’est valable que si le transport collectif peut réellement remplacer l’automobile. Si une personne doit conserver une voiture pour certains déplacements, l’équation change alors complètement.

« Une vie sans voiture est non seulement possible, mais économiquement avantageuse dans les grands centres comme Montréal et Québec, grâce à un écosystème combinant transports en commun, autopartage et vélos. »

Transport collectif ou voiture : l’exemple de Camille et de Mathieu

Camille, 19 ans : le transport collectif s’impose

Camille étudie au cégep et habite à Montréal, à quelques stations de métro de son établissement. Pour elle, posséder une voiture serait probablement davantage une dépense qu’un réel avantage. Entre le métro, l’autobus et les tarifs réduits auxquels elle peut avoir accès comme étudiante, le transport collectif répond à l’essentiel de ses besoins à une fraction du coût d’une automobile.

Pour les sorties ou les déplacements moins bien desservis, Camille pourrait aussi miser ponctuellement sur le covoiturage, l’autopartage ou la location d’une voiture. Dans sa situation, se passer d’une voiture permet donc de réaliser des économies substantielles sans sacrifier sa mobilité.

Mathieu, 24 ans : la voiture offre une flexibilité précieuse

Mathieu travaille à l’île d’Orléans selon des quarts variables, et termine parfois tard en soirée. Pour se rendre au travail et revenir à la maison, il a besoin de flexibilité dans ses déplacements, notamment lorsque ses horaires ne concordent pas avec les options de transport disponibles. À cela s’ajoutent ses déplacements pour voir sa famille et pratiquer ses activités sportives.

Pour lui, une voiture pourrait donc représenter bien plus qu’un moyen de transport : elle lui offrirait une précieuse liberté de déplacement et une flexibilité difficile à remplacer. Bien sûr, cette solution a un coût. Si son budget le permet, toutefois, l’automobile pourrait être le choix le plus adapté à sa réalité. La bonne nouvelle, c’est que Mathieu peut lui aussi

« La mobilité durable n’est pas seulement une solution climatique. C’est aussi une réponse aux enjeux de coût de la vie, de congestion, d’équité sociale et de développement économique. Le Québec a tout à gagner à accélérer dans cette direction ».