Nos secrets pour maximiser vos investissements

REER ou CELI? Payer son prêt hypothécaire ou investir? Remboursement d’impôts : se gâter ou épargner? Sébastien Mc Mahon et notre expert Pierre Lafontaine vous donnent de précieux conseils sur l’investissement! À écouter!

Ashleay : Bienvenue au balado À vos intérêts de iA Groupe financier. Mon nom est Ashleay et aujourd’hui j’ai la chance d’avoir deux invités pour échanger à propos d’un sujet rattaché à la saisonnalité, soit les REER. On va plus précisément échanger avec nos spécialistes pour savoir comment optimiser votre retour d’impôt. Alors on commence ! J’ai avec moi Sébastien Mc Mahon, stratège en chef et économiste sénior, et Pierre Lafontaine, directeur Solutions financières et fiscales avancées de iA Groupe financier. Alors bonjour Pierre, bonjour, Sébastien.

Sébastien : Salut Ashleay.

Pierre : Bonjour Ashleay.

Ashleay : Alors si on commence avec une petite facile les REER et les CELI, quelle est la différence entre les deux ?

Pierre : Effectivement, petite question facile pour commencer, c’est toujours plaisant oui.

Ashleay : on se réchauffe.

Pierre : La principale différence entre les comptes REER et CELI, réside dans les incidences fiscales. Le REER procure une déduction lorsqu’on cotise, donc c’est très avantageux. Mais lorsque tu fais un retrait, bien à ce moment-là, les montants qui sont retirés deviennent imposables. Le CELI quant à lui, n’a pas d’avantage lorsque tu cotises, donc il n’y a pas de déduction, ça ne réduit pas le revenu imposable. Par contre, au moment du retrait, bien là évidemment ce n’est pas imposable non plus. Donc c’est un peu le même principe. Dans les deux cas, par contre, ils ont certaines ressemblances. Tous les revenus de placements, les revenus d’intérêts, de dividendes, de gains en capital qui s’accumulent, vont croître à l’abri de l’impôt. Donc évidemment, c’est un bon avantage parce que ça permet d’accumuler plus d’argent plus rapidement, donc soit plus pour l’objectif qu’on s’est donné ou, comme j’ai dit, plus rapidement. Donc, on va pouvoir l’utiliser au moment que l’on veut, ou peut-être même à l’avance. Dans les deux comptes également, que ce soit le REER ou le CELI, on peut reporter des droits de cotisation. Donc si je n’ai pas cotisé mon maximum à une certaine année, bien dans l’avenir, je pourrai toujours réutiliser ces cotisations-là qui n’ont pas été utilisées.

Sébastien : Mais juste pour clarifier REER ou CELI, on peut mettre les mêmes stratégies de placements là-dedans. On peut acheter des titres, dans un compte de courtage, on peut mettre des fonds mutuels, on peut aller dans des régimes collectifs. Il n’y a pas de différence vraiment dans ce qu’on peut faire d’un produit ou l’autre.

Pierre : Effectivement, à peu près tous les types de placements sont éligibles, autant pour le REER que pour le CELI. Donc les gens ont vraiment le choix de placements.

Sébastien : Très spéculatif, très défensif. REER, CELI c’est à notre goût. C’est du côté des incidences fiscales qu’il y a des différences.

Pierre : Vraiment, oui.

Sébastien : Et puis lequel choisir entre REER ou CELI ? Un commentaire que j’entends souvent : des gens qui disent bien moi je veux un fonds de pension à prestations déterminées, donc REER je suis mieux de ne jamais mettre un sou là-dedans. Il y en a qui disent non, non, non le REER il faut l’utiliser quand même. Mais est-ce qu’il y a des stratégies, des moments ? Est-ce qu’il y a des personnes qui devraient favoriser l’un plutôt que l’autre ?

Pierre : Oui, bien écoute, de manière générale, puis on va y aller un peu comme ça, le REER convient beaucoup mieux aux personnes qui ont un revenu élevé à cause de la déduction fiscale qu’on peut avoir évidemment. Puis surtout c’est pour la retraite, donc c’est pour le long terme, généralement, pour la retraite. À court terme, si les gens veulent s’en servir pour acheter leur première maison ou faire un retour aux études, bien ça pourrait être aussi utile. Le CELI, quant à lui, bien évidemment offre beaucoup plus d’avantages pour les gens qui ont peut-être un revenu moyen, un revenu faible, donc peut-être un taux d’impôt un peu plus faible. Et pour les gens qui veulent épargner beaucoup plus à court et moyen terme. Donc, pour se payer des vacances, se créer un fonds d’urgence ou des choses comme ça.

Sébastien : Ok, puis les régimes enregistrés d’épargne-études dans tout ça ? Si on est une jeune famille, on a 30 ans, puis on a une maison, on a un fonds de pension ou on n’en a pas, on a des enfants, le régime épargne-études doit faire partie de la stratégie aussi, je suppose.

Pierre : Oui, le régime d’épargne-études évidemment c’est très intéressant. Dès qu’on cotise, évidemment, il n’y a pas de déduction fiscale, mais on obtient une subvention de minimum 30 %. Donc déjà ça, ça permet d’augmenter la valeur de l’actif. Et au moment du retrait, bien, les retraits qui vont être faits vont être imposés au nom de l’étudiant et non pas de la personne qui a cotisé.

Sébastien : Donc si notre enfant est rendu à 19 ans, 20 ans, on sort de l’argent de son régime épargne-études et s’il a un emploi aussi, ça va s’ajouter à son revenu et là il y a une cotisation d’impôt qui peut ou ne peut pas apparaître.

Pierre : Oui, effectivement, mais un étudiant généralement, va pouvoir déduire également ses frais d’études. Donc, c’est possible qu’il y ait de l’impôt à payer, mais généralement ils en ont très peu à payer.

Sébastien : Ok. Est-ce que tu as des cas typiques ou c’est clair que c’est CELI ou REER la solution ?

Pierre : En fait, on a parlé là des généralités, un peu selon l’âge et le revenu. Évidemment, si on regarde des objectifs plus précis, oui, quelques exemples. Par exemple, juste une jeune personne qui a un revenu moyen, donc jeune, on parle dans la vingtaine, trentaine, revenu moyen qui veut se créer un fonds d’urgence, accumuler de l’argent pour le voyage, bien le CELI est généralement recommandé dans ces situations-là. Tu as mentionné tout à l’heure quelqu’un qui avait un fonds de pension à prestations déterminées. Prenons l’exemple d’une personne dans la cinquantaine. Fonds de pension à prestations déterminées. Souvent, on va recommander le CELI aussi dans cette situation-là, parce qu’au moment de la retraite, bien évidemment, revenue de la sécurité de vieillesse, revenus du régime des rentes du Québec, donc RRQ, plus les revenus de fonds de pension, ça fait un revenu qui est déjà très imposable. Donc si une personne a besoin de revenus supplémentaires, on va prendre une source de revenu qui est non imposable et le CELI est beaucoup plus recommandé à ce moment-là.

Sébastien : Ok.

Pierre : Famille monoparentale, un autre exemple. Donc, monoparentale avec deux jeunes enfants. On pourrait penser CELI mais dans un cas comme ça, le REER pourrait être pas mal utile. Si je prends l’exemple d’une personne par exemple, qui a un revenu de 50 000 $, monoparentale, l’économie d’impôt sur la cotisation REER serait quand même relativement minime parce que probablement que le taux marginal de cette personne-là est faible. Sauf que la cotisation REER vient diminuer le revenu total de la personne et ça vient augmenter tous les droits pour régimes sociaux si on veut. Donc allocation familiale, crédit de solidarité, ces choses-là. Donc une personne monoparentale, 50 000 $ de revenu, deux jeunes enfants, cotise 1 000 $ au REER, un retour d’impôt d’environ 30 %, donc relativement moyen. Mais elle pourrait aller chercher un autre 30 % en revenus supplémentaires ou en crédits supplémentaires avec les programmes sociaux. Donc, on parle de 60 %, ce qui est quand même un bon montant pour quelqu’un qui a un revenu moyen.

Ashleay : C’est vraiment intéressant. Effectivement, je n’aurais pas cru qu’en cotisant au REER on peut augmenter les retours.

Sébastien : La fiscalité, c’est un sujet qui est passionnant, honnêtement. Puis quelqu’un qui a des revenus élevés puis qui a un fonds de pension, prestations déterminées et tout, est-ce que c’est vrai qu’on est mieux d’attendre à la toute fin de notre carrière pour là tout d’un coup cotiser beaucoup en REER pour le sortir rapidement ? C’est quelque chose que j’entends souvent.

Pierre : Écoute, je ne vois pas l’avantage de faire ça, honnêtement. Aussi bien accumuler tout de suite dans des CELI, puis avoir ton actif qui croît à l’abri de l’impôt, puis vraiment va s’accumuler, donner un bon gros montant. Attendre de tout cotiser au REER n’amènera pas plus d’avantages. Peut-être un retour d’impôt à ce moment-là, mais on va le repayer aussitôt.

Sébastien : Ok. Et puis l’accès à la propriété aussi, les RAP et tout ça, c’est une stratégie qui est payante pour les jeunes généralement.

Pierre : Oui, effectivement. Cotiser à son REER pour l’achat de la première maison et à partir de cette année, bien cotiser au CELI va également rapporter. Évidemment, si on a déjà une résidence ou si on veut acheter un chalet, ou on veut vendre notre résidence pour acheter une deuxième maison plus grosse, bien là à ce moment-là, on ne peut pas utiliser un REER, ce serait un CELI standard.

Ashleay : Et puis quelles seraient mes options pour le remboursement d’impôt ? Est-ce qu’il y a des stratégies, des pistes ? Est-ce qu’on peut être plus riche qu’on le pense ?

Pierre : Oui, bien oui, c’est toujours mieux quand on est plus riche qu’on pense. Mais le meilleur moyen, évidemment, c’est de travailler ce qu’on appelle ton bilan. Donc est-ce qu’on peut travailler autant sur les dettes que sur les actifs ? Avec un remboursement d’impôt, bien s’en servir pour payer ce qu’on appelle les dettes commerciales ou les dettes à hauts taux d’intérêt, donc carte de crédit, marge de crédit, des taux qui généralement vont varier de 8 à 20 %, peut-être même un peu plus. Donc, payer ça tout de suite, c’est un excellent moyen d’économiser de l’argent. Et après ça, bien, c’est de construire du côté des actifs. Donc, cotiser au REER. Évidemment, si je prends mon remboursement d’impôt, puis je prends ça dans le REER bien, ce n’est peut-être pas garanti que je vais avoir un remboursement l’année prochaine, mais en tout cas la probabilité est élevée, c’est d’avoir un remboursement encore ou un plus gros remboursement. On parlait du régime d’épargne-études, bien prendre ce remboursement-là, le mettre dans le régime d’épargne-études. Et à ce moment-là, ce montant-là devient éligible à des subventions. Donc, on appelle ça un peu la multiplication, l’effet multiplicatif des cotisations. Et mettre l’argent dans le CELI aussi. Donc, si on a des projets qui sont à moyen, court terme, bien évidemment, c’est une bonne option. Donc, faire accroître nos actifs à l’abri de l’impôt. Vraiment travailler du côté des actifs. On voit un peu dans la situation économique actuelle, avoir des actifs, avoir un peu de liquidités disponibles peut être utile dans certaines situations.

Sébastien : Pour quelqu’un qui a un bilan qui est sain, puisque tout ce qu’il a comme dettes c’est l’hypothèque sur la maison, vu que c’est de la bonne dette, on conseille quand même aux gens d’utiliser les opportunités fiscales qui viennent de REER, CELI plutôt que d’accélérer l’hypothèque. C’est ça ?

Pierre : Oui, c’est ça, parce que même utilisé dépendamment du montant de remboursement, mais généralement ce n’est pas des montants qui sont très élevés, donc ça n’aura pas un impact majeur sur le remboursement de l’hypothèque, sur le paiement d’hypothèque. Donc c’est beaucoup mieux d’utiliser le REER, le régime d’épargne-études, le CELI, travailler du côté des actifs.

Sébastien : J’ai peut-être une dernière question. On entend souvent parler des stratégies, comme faire un don à son conjoint parce que la fiscalité est plus avantageuse comme ça. Mais un don, c’est un don, on s’entend.

Pierre : Oui, quand on fait un don, même si c’est notre conjoint ou conjointe, quand on fait un don, ça devient son argent et donc c’est donné. Je n’ai plus le droit de regard. Si je donne de l’argent à ma conjointe, je n’ai plus droit de regard sur ce qu’elle en fera.

Sébastien : Ok. Parfait.

Ashleay : Puis est-ce qu’au fond, s’il y a un écart important de revenus entre les conjoints, c’est là que le don va devenir intéressant, si je comprends bien ?

Pierre : Oui, surtout si on utilise le REER. C’est quelque chose qui n’est pas assez utilisé, mais qu’on appelle le REER pour conjoints cotisants. Donc si dans le couple il y a vraiment une bonne différence de revenu entre les deux, bien celui qui a le plus haut revenu ou celle qui a le plus haut revenu, le conjoint va cotiser au REER mais de l’autre conjoint. Et au moment de la retraite, généralement l’écart de revenu demeure. En disant à la retraite, c’est la personne qui a les revenus les plus faibles qui va encaisser le REER donc déduction élevée pendant qu’on travaille et imposition plus faible rendue à la retraite. Donc c’est vraiment là qu’on maximise l’utilisation du REER.

Sébastien : Puis on a parlé beaucoup d’inflation dans les deux dernières années ou les dernières années et demie, disons, dans ce balado-ci surtout, et là, la limite du CELI qui augmente de 500 $, ce n’est pas étranger à l’inflation.

Pierre : Non, effectivement. Dans le fond, quand le REER et le CELI à chaque année, on augmente les limites de cotisation ou en tout cas régulièrement les limites sont augmentées pour suivre l’inflation, les augmentations de salaire. Ce sont des produits d’enregistrement qui sont là pour la retraite et donc plus on peut économiser, plus on va avoir de l’argent pour la retraite. Cela suit l’inflation. C’est exactement ça.

Sébastien : Ok, excellent.

Ashleay : Ça a été un plaisir Pierre et Sébastien, on a beaucoup appris. Puis merci à nos auditeurs d’avoir été là. Sachez que si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, vous avez juste à visiter la zone Conseil du ia.ca, dans la section Finances. Alors cette section est remplie d’articles pouvant vous aider au quotidien. Alors, on vous remercie d’avoir écouté. Puis on se dit à la semaine prochaine. Vous avez aimé cet épisode et vous aimeriez en apprendre davantage sur l’actualité économique ? Abonnez-vous à notre balado, À vos intérêts! disponible sur toutes les plateformes. Vous pouvez aussi visiter la page Actualité économique sur ia.ca et nous suivre sur les réseaux sociaux.

À propos

Sébastien Mc Mahon s’est joint à l’équipe économique de iA Groupe financier en janvier 2013. Au cours de sa carrière, M. Mc Mahon a occupé divers postes au sein d’institutions financières de premier plan, notamment au ministère des Finances du Québec et à l’Autorité des marchés financiers.

M. Mc Mahon agit également à titre de vice-président, allocation d'actifs, et gestionnaire de portefeuilles de notre filiale iA Gestion de placements inc. (iAGP), avec des actifs frôlant les 15 milliards de dollars. Enfin, M. Mc Mahon est aussi membre du comité d’allocation d’actifs de la firme.

Sébastien Mc Mahon et Pierre Lafontaine

Ce balado ne doit pas être copié ou reproduit. Les opinions exprimées dans ce balado reposent sur les conditions actuelles de marché et peuvent changer sans préavis. Elles ne visent nullement à fournir des conseils en matière de placement. Les prévisions données dans ce balado ne sont pas des garanties de rendement. Elles impliquent des risques, des incertitudes et des hypothèses. Bien que ces hypothèses nous paraissent raisonnables, il n’y a aucune assurance qu’elles se confirment.

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