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Le président de l'Industrielle Alliance partage ses réflexions sur la crise financière lors de l'assemblée annuelle

Québec,

Communiqué de presse

À l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’Industrielle Alliance, Assurance et services financiers inc., Yvon Charest, président et chef de la direction, a partagé quelques réflexions personnelles à propos de la crise financière actuelle. Après avoir présenté certaines des caractéristiques de la crise qui l’avaient le plus marqué, monsieur Charest a proposé un certain nombre de pistes de réflexion qui pourraient inspirer les autorités publiques dans leur recherche de solution afin d’éviter la reproduction d’une telle crise.

Caractéristiques de la crise
Sans prétendre faire une analyse exhaustive de la crise, monsieur Charest a néanmoins livré ses impressions globales en présentant quelques-unes des principales caractéristiques de la crise. De l’avis de monsieur Charest, cette crise possède plusieurs caractéristiques uniques : 

  • Une crise des valeurs – La crise a subi plusieurs transformations : elle a commencé comme une bulle traditionnelle dans le marché de l’immobilier aux États-Unis, s’est transformée en crise financière, s’est prolongée en crise économique, et est devenue, à certains égards, une crise des valeurs, nous obligeant à remettre en question nos croyances, nos dogmes et nos façons de faire. 
  • Une crise des baby-boomers – La crise a été construite de main d’homme : elle est la conséquence des récentes inventions financières et des politiques publiques mises en place au cours des dernières décennies, avec notre appui dans bien des cas. Elle est la crise d’une génération, celle des baby-boomers. 
  • Une crise imprévisible – La crise a été imprévisible à bien des égards : la majorité des experts et des dirigeants qualifiés, dont ceux aux commandes de l’économie, ne l’ont pas vue venir, même si tous les ingrédients qui ont mené à la crise se sont construits sous leurs yeux. 
  • La première crise de la mondialisation – La crise est la première depuis la mondialisation : elle couvre toute la planète et illustre que la mondialisation, nonobstant ses effets bénéfiques, peut aussi avoir des revers. 
  • Une crise des excès – La crise se caractérise par une série d’excès : excès des taux d’intérêt faibles, qui incitent à la dépense et non à l’épargne, et qui incitent les ménages à prendre plus de risques que ce qu’ils seraient enclins à assumer; excès de déréglementation, surtout des institutions financières, alors que la titrisation à l’origine de la crise s’est faite en dehors de tout cadre réglementaire; excès d’endettement des ménages; et excès de rémunération chez plusieurs dirigeants. 
  • Défaillance des mécanismes autorégulateurs de l’économie – La crise a montré les limites des mécanismes autorégulateurs de l’économie. Sans réglementation appropriée pour faire contrepoids à l’intérêt particulier, l’économie ne tend pas nécessairement vers l’équilibre par elle-même, rapidement et de manière harmonieuse.

Des pistes de solution
Pour éviter qu’une autre crise comme celle que nous connaissons se reproduise, monsieur Charest a soulevé diverses pistes de solution, soit :

  • Une action concertée entre les gouvernements pour la surveillance des institutions financières à l’échelle internationale, de façon à éviter que des institutions mal réglementées dans un territoire viennent « contaminer » les autres pays.
  • Une réglementation de toutes les activités financières, autant les activités inscrites au bilan que celles qui ne le sont pas.
  • Des exigences de capital plus sévères là où elles ne le sont pas assez. Au Canada, pour chaque dollar de capital, les banques peuvent avoir 20 dollars d’actif. Un levier de 1 pour 20. Aux États-Unis, ce levier pouvait aller jusqu’à 1 pour 45 pour certains types d’institutions et en Grande-Bretagne, jusqu’à 1 pour 60. 
  • Des exigences de capital anti-cycliques, qui permettraient de se construire des coussins de sécurité en temps de prospérité et de les utiliser en temps de crise. 
  • Une reconsidération de la comptabilité à la juste valeur marchande, qui ne tient pas compte de la nature à long terme des engagements des sociétés d’assurance vie et qui crée des fluctuations inutiles dans les résultats des sociétés, qui n’ont rien à voir avec leur capacité de générer des bénéfices. 
  • Une reconsidération du passage aux normes comptables internationales, qui risquent d’exacerber les problèmes causés par la comptabilisation à la valeur marchande et de créer des fluctuations encore plus considérables des résultats des sociétés. 
  • Une amélioration de la divulgation et de la transparence, pour que tous, vendeurs et acheteurs sur les marchés, aient la même information sur les produits hautement structurés. 
  • Une action concertée au niveau international pour lutter contre les paradis fiscaux. 
  • Un examen approfondi de la rémunération des dirigeants, qui est excessive dans plusieurs cas, qui n’est pas toujours liée au risque et qui devrait tenir compte de l’équité interne au sein de l’entreprise autant que de l’équité entre pairs.

Monsieur Charest a conclu sur une dernière pensée touchant la sensibilité de la population par rapport à la crise actuelle. « Quand j’ai vu la colère de la population quant aux primes versées aux dirigeants de AIG, j’ai réalisé tout le pouvoir de la population. En temps de crise, j’ai l’impression que la colère de la population est un puissant moteur d’action pour les gouvernements. Mais, on le sait, la colère est mauvaise conseillère. Si on ne veut pas que la population, par sa colère, nous impose des solutions, mieux vaut mettre en place nous-mêmes les solutions. Et le plus tôt sera le mieux. »

À propos de l’Industrielle Alliance
Fondée en 1892, l’Industrielle Alliance, Assurance et services financiers inc. est une société d’assurance de personnes qui offre une gamme variée de produits d’assurance vie et maladie, d’épargne et de retraite, de REER, de fonds mutuels et de fonds distincts, de valeurs mobilières, d’assurance auto et habitation, de prêts hypothécaires ainsi que d’autres produits et services financiers. Quatrième société d’assurance de personnes en importance au Canada, l’Industrielle Alliance est à la tête d’un grand groupe financier, présent dans toutes les régions du pays de même que dans l’ouest des États-Unis. L’Industrielle Alliance contribue au mieux-être financier de plus de 3 millions de Canadiens et de Canadiennes, emploie plus de 3 400 personnes et administre et gère un actif de plus de 49 milliards de dollars. Le titre de l’Industrielle Alliance est inscrit à la Bourse de Toronto, sous le symbole IAG. L’Industrielle Alliance compte parmi les 100 sociétés publiques les plus importantes au Canada. 

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Information :
Jacques Carrière
Vice-président, Relations avec les investisseurs
Tél. bureau : 418 684-5275